Un incendie domestique se déclare toutes les deux minutes en France. Si les causes « classiques », électricité, cheminée, négligence, restent majoritaires, un nouveau risque s’impose rapidement dans les statistiques 2026 : les batteries lithium. Tour d’horizon des causes de départ de feu les plus fréquentes, et de leurs spécificités selon que l’on habite une maison individuelle ou un immeuble collectif.
Les causes classiques restent majoritaires
Plusieurs facteurs reviennent chaque année en tête des causes de départ de feu dans les logements :
- Les installations électriques défectueuses : environ 1 incendie sur 4 en France est d’origine électrique (court-circuit, surcharge de circuit, câblage vétuste). Un chiffre qui grimpe encore dans les logements anciens, où les installations n’ont pas toujours été mises aux normes actuelles.
- La cuisine, premier point de départ du feu : en France, environ 72 % des incendies domestiques se déclenchent en cuisine, plaque de cuisson oubliée, huile de friture qui s’enflamme, appareils en surchauffe.
- Les équipements de chauffage : cheminées non ramonées, poêles à bois mal entretenus, radiateurs trop proches de textiles ou de produits inflammables.
- La négligence humaine : cigarettes mal éteintes, bougies laissées sans surveillance, appareils électriques laissés en charge toute la nuit.
Le risque émergent de 2026 : les batteries lithium
C’est la nouveauté la plus marquante des statistiques récentes. Les foyers français sont aujourd’hui équipés d’un nombre croissant d’appareils à batterie lithium-ion, téléphones, aspirateurs, outils de bricolage, vélos et trottinettes électriques. Selon les pompiers, un foyer type compte désormais environ 26 appareils à batterie au lithium, contre 19 il y a trois à quatre ans, avec une charge souvent effectuée la nuit ou en l’absence des occupants, un facteur aggravant en cas de départ de feu.

Ce risque se traduit déjà dans les chiffres : selon la DGSCGC, 1 incendie domestique sur 8 en zone urbaine impliquait une batterie lithium en 2025, les vélos et trottinettes électriques étant responsables d’environ 43 % des feux de batteries en milieu résidentiel. Le phénomène en cause, appelé emballement thermique, peut faire basculer une batterie défaillante vers l’embrasement généralisé en à peine 90 secondes, un délai qui laisse très peu de marge pour réagir, en particulier la nuit.
Habitation individuelle : des risques spécifiques
Dans les maisons, certaines causes reviennent plus fréquemment :
- Les feux de cheminée, liés à un défaut de ramonage ou à une suie inflammable non éliminée
- La propagation aux combles, souvent aggravée par l’absence de compartimentage dans les constructions anciennes
- Les installations de chauffage au bois ou au fioul, vétustes ou mal entretenues
Habitation collective : des risques liés à la vie en immeuble
En copropriété, les causes de départ de feu se distinguent par la configuration même du bâtiment et la mutualisation des équipements :
- Les parties communes (caves, parkings, locaux poubelles, gaines techniques) concentrent une part importante des départs de feu, notamment liés à des installations électriques bricolées ou vieillissantes
- La suroccupation de certains logements, en particulier dans le parc social, favorise les branchements électriques improvisés
- Les parkings souterrains sont particulièrement exposés au risque de feux de batteries lithium (vélos et trottinettes électriques stockés ou en charge), un point sur lequel la réglementation s’est d’ailleurs renforcée depuis janvier 2026 pour les zones de recharge de flottes électriques
- La propagation rapide entre logements en cas de défaillance des dispositifs coupe-feu (portes, gaines), ce qui explique pourquoi la maintenance de ces équipements est une obligation réglementaire spécifique aux copropriétés
Pourquoi cette distinction compte pour la prévention
Ces différences de profil de risque ne sont pas qu’un détail statistique : elles orientent directement les priorités de prévention. Dans une maison individuelle, le ramonage annuel et l’entretien du système de chauffage restent la priorité. Dans un immeuble collectif, c’est la vérification des équipements de sécurité incendie dans les parties communes, désenfumage, portes coupe-feu, détection, combinée à une vigilance accrue sur les zones de stockage et de recharge d’appareils électriques, qui fait la différence.
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Basée à Lyon, Levison accompagne les copropriétés, syndics et entreprises dans le diagnostic, l’installation et la maintenance de leurs équipements de sécurité incendie. Face à l’évolution des risques, notamment l’essor des batteries lithium dans les parties communes et les parkings, un accompagnement professionnel reste le meilleur moyen d’anticiper et de protéger les occupants.
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