En cas de coupure d’électricité, les blocs BAES et BAEH guident les habitants vers les sorties. Ils éclairent les escaliers, les couloirs et les parkings. Pourtant, beaucoup de copropriétaires les connaissent mal. En particulier, ils confondent souvent le BAES et le BAEH. Voici donc l’essentiel pour bien les choisir et rester en conformité en 2026.
BAES et BAEH : quelle différence ?
Un bloc autonome d’éclairage de sécurité fonctionne sur batterie. Il reste en veille en permanence. Puis, dès que le courant est coupé, il s’allume tout seul. En habitation collective, on trouve deux familles de blocs.
D’abord, le BAES (bloc autonome d’éclairage de sécurité). On l’installe surtout dans les parkings couverts, les locaux techniques et les locaux poubelles. Il sert à l’évacuation. Son autonomie atteint en général une heure, pour environ 45 lumens.
Ensuite, le BAEH (bloc autonome d’éclairage d’habitation). Il équipe les parties communes des immeubles : cages d’escalier et circulations. Son autonomie est bien plus longue, environ 5 heures. En effet, il doit couvrir une longue coupure dans un immeuble où les gens vivent. Au contraire, on traverse un parking en quelques minutes.
En résumé :
| Caractéristique | BAES | BAEH |
|---|---|---|
| Flux lumineux | ~45 lumens | ~8 lumens |
| Autonomie | 1 heure | 5 heures |
| Norme | NF C 71-800 | NF C 71-805 |
| Emplacement type | Parkings, locaux techniques, locaux poubelles | Escaliers, circulations, halls d’immeuble |
Le BAEH n’est pas obligatoire dans tous les immeubles
C’est un point souvent mal compris. En réalité, l’obligation dépend de la famille du bâtiment. C’est l’arrêté du 31 janvier 1986 qui fixe ces règles pour les bâtiments d’habitation.
Par exemple, son article 27 décrit l’escalier dit « protégé ». Cet escalier doit être isolé des autres locaux : pas de gaine, pas de vide-ordures, pas d’accès direct à des locaux divers. Il doit aussi avoir un éclairage électrique. Cet éclairage vient soit d’un circuit dédié du tableau principal, soit de blocs autonomes conformes. Toutefois, le texte n’impose ces blocs que dans les immeubles de 4e famille, c’est-à-dire les plus hauts.
Ainsi, un petit immeuble peut ne compter aucun éclairage de sécurité obligatoire dans son escalier. À l’inverse, un immeuble de grande hauteur doit toujours en avoir. Cette différence crée souvent de la confusion chez les syndics. C’est pourquoi il faut la vérifier en priorité lors d’un diagnostic.
BAES et BAEH dans les parkings : que dit la règle ?
Les parkings couverts suivent une autre logique. Ici, l’article 94 du même arrêté fixe des exigences précises. Selon ce texte, l’éclairage doit permettre à chacun de circuler et de repérer les issues en toutes circonstances.
Concrètement, il faut au moins 0,5 watt par mètre carré, pour un flux d’au moins 5 lumens par mètre carré. De plus, on dispose les foyers lumineux par paires : l’un en hauteur, l’autre en bas, à 50 cm du sol au maximum. On les place le long des allées piétonnes et près des issues. Enfin, ils doivent tenir au moins une heure sans courant.
Pourquoi l’entretien des BAES et BAEH est essentiel
Un bloc ne sert à rien s’il ne s’allume pas le jour de la coupure. Or sa batterie s’use avec le temps. Elle perd de l’autonomie, et cela ne se voit pas à l’œil nu. Il faut donc vérifier régulièrement l’allumage, l’autonomie réelle et l’état de chaque bloc.
Heureusement, beaucoup de blocs récents intègrent un système SATI (système automatique de test intégré). Un voyant indique alors en permanence l’état du bloc : batterie chargée, défaut, anomalie. Ce système simplifie beaucoup les tournées de contrôle. Sans lui, seul un test de coupure manuel permet de vérifier le passage en mode secours.
Pour aller plus loin : définition complète, règles sur les lieux de travail et en ERP, fréquence des vérifications, retrouvez notre guide BAES : définition, réglementation et maintenance en 2026.
Levinson, expert en éclairage de sécurité à Lyon et partout en France
Basée à Lyon, Levinson aide les copropriétés et les syndics à diagnostiquer, installer et entretenir leurs blocs BAES et BAEH. D’abord, nous identifions les obligations de votre immeuble selon sa famille. Ensuite, nous assurons un suivi rigoureux de vos installations.
Vous voulez faire le point sur l’éclairage de sécurité de votre immeuble ? Demandez votre diagnostic gratuit ou lisez aussi notre guide des obligations de sécurité incendie en copropriété.
Source : arrêté du 31 janvier 1986 modifié, relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation (articles 27 et 94).
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