Beaucoup de copropriétaires veulent installer un détecteur de fumée dans les parties communes : hall, couloirs, cage d’escalier. L’intention est bonne. Et pourtant, c’est interdit. Pourtant, cette règle surprend souvent en assemblée générale. Voici donc ce que dit le texte, pourquoi il existe, et que faire à la place en 2026.
Détecteur de fumée en parties communes : ce que dit la loi
L’article 6 de l’arrêté du 5 février 2013 est très clair. Il interdit les détecteurs autonomes avertisseurs de fumée dans les parties communes des immeubles collectifs d’habitation. Autrement dit, le détecteur de fumée classique, celui qui sonne sur place, n’a pas sa place dans les parties communes.

Pourquoi cette interdiction ?
Tout se joue sur le réflexe des habitants. Quand une alarme sonne dans le couloir, chacun ouvre sa porte pour voir ce qui se passe. Or un feu démarre souvent dans un local poubelles ou une cave. Dans ce cas, la fumée envahit la cage d’escalier en quelques minutes.
Ouvrir sa porte fait donc entrer cette fumée chez soi. Pire, certains tentent de descendre au milieu des gaz toxiques. En effet, ce sont les fumées qui tuent, bien avant les flammes.
C’est pourquoi la consigne des sapeurs-pompiers va à l’inverse du réflexe naturel. Si l’escalier est enfumé, restez chez vous et fermez la porte. Ensuite, bouchez le bas de la porte avec un linge mouillé. Enfin, appelez le 18 ou le 112 et signalez-vous à la fenêtre.
Dans le logement, le détecteur de fumée est obligatoire
Depuis le 8 mars 2015, chaque logement doit avoir au moins un détecteur de fumée conforme à la norme NF EN 14604. D’abord, le propriétaire l’installe. Puis l’occupant vérifie qu’il fonctionne : il le teste et change la pile. Enfin, placez-le de préférence au plafond, dans le couloir qui mène aux chambres.
Que faire à la place dans les parties communes ?
Heureusement, d’autres moyens protègent vraiment les habitants. Voici les plus utiles :
- Entretenir le désenfumage de la cage d’escalier. Il évacue les fumées et garde l’escalier praticable. La règle prévoit une vérification au moins annuelle.
- Vérifier l’éclairage de sécurité (BAEH), pour garder les circulations visibles en cas de coupure. Lisez aussi notre article BAES et BAEH en copropriété.
- Équiper les locaux à risque d’extincteurs : parking, chaufferie, et si possible local poubelles et local vélos.
- Afficher les consignes de sécurité dans le hall, avec les numéros d’urgence.
- Fermer les portes des locaux techniques, des caves et du local poubelles. En effet, une porte fermée ralentit la fumée.
Par ailleurs, Levinson propose un capteur connecté pour les exutoires de désenfumage. Il signale à distance chaque ouverture ou fermeture et alerte en temps réel. Ainsi, l’intervention se déclenche sans que le syndic gère d’ordre de service.
Questions fréquentes
Non. L’article 6 de l’arrêté du 5 février 2013 interdit les détecteurs autonomes avertisseurs de fumée dans les parties communes des immeubles collectifs d’habitation.
Parce qu’une alarme dans le couloir pousse les habitants à ouvrir leur porte ou à sortir, alors que la cage d’escalier peut être envahie de fumées toxiques.
Le propriétaire du logement. L’occupant veille ensuite à son bon fonctionnement.
Si l’escalier est enfumé, restez chez vous porte fermée, calfeutrez le bas de la porte avec un linge mouillé, appelez le 18 ou le 112 et signalez-vous à la fenêtre.
Article mis à jour en 2026, à vocation d’information générale.
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